0

 

  Camille Bertault
 


jeudi 21/03/2019 à 20h00 PlanAjax

 

Talent insolent. (Le Figaro)

 

C’est une merveille, le genre de chanteuse par qui le jazz continue d’ébouriffer dans la joie. (Télérama)

 

Mieux qu’un album qui ressemble au jazz, à la chanson ou à une fusion prédéfinie : Pas de géant est un album qui ressemble à Camille Bertault, à son encyclopédique culture du plaisir, à son goût des cascades, à sa sensibilité soyeuse, à son instinct de la voltige, à sa liberté inégociable. Coltrane n’avait pas prévu ça ; mais, là-haut, il doit vraiment sourire.

 

Des mots, des rythmes, des notes, une manière époustouflante de faire cavaler le sens sur une musique savourée au mieux de sa forme – à toute allure, en pleine douceur, en folle liberté. Au fond, Coltrane l’influence davantage que les chanteuses, même Betty Carter ou Ella Fitzgerald.


Et elle chante à tombeau ouvert l’aria des Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach, reprend Comment te dire adieu de Serge Gainsbourg ou les surréalistes Conne de Brigitte Fontaine et La femme coupée en morceaux de Michel Legrand, écrit et chante en brésilien sur du Wayne Shorter et en français sur du Bill Evans…

Ses pas de géants (hommage aux Giant Steps de Coltrane, oui) vont dans dix directions à la fois, tissent les Double Six avec Helen Merrill, Claude Nougaro et Meredith d’Ambrosio, les films de Jacques Demy et Lambert, Hendricks & Ross, Jacques Loussier et André Minvielle… "J’ai voulu un album qui me ressemble au plus près plutôt qu’un album qui ressemble au plus près au genre auquel il appartient."


Son bagage est celui d’une jeune femme de son temps, avec des racines emmêlées mais particulièrement solides. "J’ai commencé à chanter dans un style cabaret, entre le conteur et le comédien. Mais le jazz m’a rattrapée." Les étapes suivantes se déploient naturellement : elle se filme en chantant la partie de Coltrane sur Giant Steps et le buzz fait son œuvre.